Le Concert de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem : la musique comme affirmation de la vie

IMAG04365Le 26 janvier 2015, plus de 1300 personnes se pressaient pour venir IMAG0441entendre l’Orchestre symphonique de Jérusalem, sous la direction de Frédéric Chaslin  dans la plus grande salle de l’Unesco. Une soirée qui lançait par la force de la musique, langage universel par excellence, la Journée de souvenir en mémoire des victimes de la Shoah, mais aussi de l’anniversaire des 70 ans de la libération par les troupes russes du camp d’Auschwitz-Birkenau.

C’était la première fois que l’Orchestre symphonique de Jérusalem, créé à la fin des années 30, se produisait à l’Unesco, moment historique et symbolique s’il en est ! (voir livret)

En maîtresse de cérémonie, la journaliste Valérie Abécassis, a su avec rigueur, charme et intelligence, ouvrir cette journée de commémoration, donnant tour à tour la parole aux trois intervenants du concert :
Eric Falt, Sous-Directeur général pour les relations extérieures et l’information du public de l’UNESCO
– Carmel Shama-Hacohen, ambassadeur d’Israël à l’Unesco
Yair Stern, directeur de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem qui a rappelé dans son allocution, l’ensemble des victimes du nazisme, juifs, mais aussi d’autres groupes en raison de leur appartenance ethnique, de leur engagement politique, de leur orientation sexuelle…

_DSC1465Le maestro Frédéric Chaslin a répondu avec vivacité et humour aux questions de Valérie Abecassis. Puis ce fut la place à la musique.

Sur scène, plus de 120 musiciens et choristes ont entamé avec ferveur un programme qui montait en puissance avec en première mondiale :

– l’Ode à la paix composée par Frédéric Chaslin (créée dans le cadre de la journée pour la Paix des Nations Unies) avec l’ensemble vocal de Paris sous le direction de Savitri de Rochefort.

– La suite Yiddish de Norbert Glanzberg, compositeur juif injustement méconnu à entrainé la salle dans un tourbillon nostalgique, plein d’humour et mélancolique, inspirée des grands rythmes de la musique Yiddish.

IMAG0445Puis, en apothéose, la Symphonie N° 13 « Babi Yar » de Dmitri Chostakovitch, interprétée avec fougue  par les 50 hommes barytons et basses de l’Ensemble vocal d’Ile-de-France sous la direction de Francis Bardot. Arujun Kotchinian, soliste basse transportait par sa présence et la puissance de sa voix, une tonalité subjuguante pour cette symphonie dont le livret a été écrit par le grand poète russe Evgueni Evtouchenko.

Le concert qui était retransmis en direct sur la radio classique israélienne Kol Hamusica, par la journaliste Yahuta Dvir, a aussi été filmé par la Chaîne I24 news, ainsi que par la chaine américaine arabophone Alhurra. A l’issu du concert, les applaudissement ont fusé. Le public ébloui s’est levé en une ultime ovation. Dans la foule, se trouvaient de nombreux journalistes et photographes, et l’on pouvait reconnaître des ambassadeurs de différentes régions du monde, ainsi que des personnalités du monde des arts et des affaires, tous unis par la musique, par delà les frontières, dans une fusion universelle.

Les réactions enthousiastes ne se sont pas faites attendre, entre les remerciements, la reconnaissance de la portée politique et symbolique de la présence de cet orchestre dans l’enclave de L’Unesco, de la qualité de la programmation et du professionnalisme de toutes les équipes aussi bien techniques que d’organisation, il s’agit là véritablement d’un concert historique.

L’Orchestre Symphonique de Jérusalem se produit à l’Unesco pour le 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz

unesco_logo_frlogo771.jpgUn rendez-vous à ne pas manquer !
le lundi 26 janvier 2015 à 19 heures à l’Unesco à Paris

125, avenue de Suffren – 75007 Paris

ATTENTION ! Entrée gratuite dans la limite des places disponibles en réservant avant le 23 janvier sur INSCRIPTION

L’Orchestre Symphonique de Jérusalem (JSO), dirigé par le maestro Frédéric Chaslin, se produira dans la salle 1 de l’Unesco le 26 janvier 2015, pour célébrer les 70 ans de la libération d’Auschwitz, et lancer en musique, la Journée internationale dédiée aux victimes de l’Holocauste le 27 janvier 2015 à l’Unesco . (voir programme Unesco)

Au programme, trois œuvres grandioses dont l’ « Ode à la paix » de Frédéric Chaslin, composée à l’occasion de la Journée internationale pour la paix de l’ONU, la Symphonie N°13 « Babi Yar » de Dmitri Chostakovitch, basée sur des poèmes du grand poète russe Yevgeny Yevtushenko – dont nous espérons la présence lors de cette soirée unique – et enfin, un chant Yiddish de Norbert Glanzberg, compositeur survivant du nazisme, auteur des musiques des plus grandes chansons françaises des années 1930 à 1970, ami et ancien amant d’Edith Piaf.(voir historique des œuvres et bio des auteurs et compositeurs)

Comme le précise Yair Stern, Directeur général du JSO, ce moment historique a « une portée symbolique forte, comme affirmation de la vie et comme message d’espoir ».
La salle n°1 de l’Unesco, qui peut accueillir près de 1400 personnes – fleuron de l’architecture des années 1960 – résonnera de sa vocation originelle, car la culture et la musique perpétuent le langage universel de la création artistique.
 JE RESERVE
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L’Orchestre Symphonique de Jérusalem se produira également le dimanche 25 janvier 2015 à 19h, à la salle Ravel de Levallois.
au programme :
sous la direction de Jacques Attali
– Le Concerto de Ravel pour piano en sol majeur,
Sous la direction de Frédéric Chaslin
– La Symphonie n°5 de Tchaikovsky
– Suite Yiddish de Norbert Glanzberg
Réservations cliquer ici